Dans quelles situations est-il envisagé ?
Ils sont surtout envisagés lorsque l’objectif est d’améliorer la qualité tissulaire sans créer de volume important : peau fine ou froissée, perte d’élasticité, ridules, texture irrégulière, zones fragiles comme le contour des yeux, et parfois certaines cicatrices. Le choix dépend du produit utilisé, de la zone et de la qualité cutanée initiale.
Comment comprendre son fonctionnement ?
Les polynucléotides sont de longues chaînes constituées de nucléotides, les unités de base de l’ADN. Après injection dans le derme, ils forment un environnement hydrophile capable de retenir l’eau et de créer une matrice temporaire autour des cellules cutanées. Cette matrice est proposée comme support au remodelage de la matrice extracellulaire.
Les données expérimentales et cliniques suggèrent également une augmentation de l’activité des fibroblastes, cellules responsables notamment de la synthèse du collagène, de l’élastine et d’autres composants du derme. L’objectif n’est donc pas de « remplir » une ride comme avec un filler volumateur, mais d’obtenir une amélioration progressive de la qualité du tissu.
Il faut toutefois distinguer les polynucléotides (PN) du PDRN (polydeoxyribonucléotide). Pour le PDRN, des mécanismes impliquant le récepteur adénosine A2A et la voie dite de « salvage » des nucléotides sont mieux documentés. Ces mécanismes sont parfois extrapolés aux PN, mais ils ne sont pas encore démontrés avec le même niveau de preuve pour toutes les formulations de polynucléotides. Les études cliniques disponibles sont prometteuses, mais restent encore hétérogènes et de taille limitée.
Combien de séances faut-il prévoir ?
En pratique, un protocole initial de 3 séances en moyenne, espacées d’environ 3 semaines, est couramment proposé. Cette séquence laisse le temps au tissu de répondre entre les injections et permet d’évaluer progressivement l’amélioration de l’hydratation, de la texture et de l’élasticité.
Une séance d’entretien peut ensuite être discutée plusieurs mois plus tard selon le produit, la zone traitée, l’âge cutané et la vitesse de diminution du bénéfice. Le protocole exact reste médical et doit être adapté au produit utilisé.
Quand voit-on les résultats ?
Le résultat est généralement progressif plutôt qu’immédiatement volumateur. Une amélioration de l’hydratation ou de l’éclat peut être perçue relativement tôt, tandis que les changements de texture et d’élasticité sont évalués au fil des semaines. Les études disponibles rapportent des améliorations possibles des rides fines, de la texture, de l’élasticité et de l’hydratation, avec un niveau de preuve encore inférieur à celui de traitements esthétiques plus anciens.
Que vérifier avant une consultation ?
- Le diagnostic et l’objectif réaliste du traitement.
- Le nom exact du produit ou de la technologie utilisée.
- Les contre-indications, effets indésirables possibles et conduite à tenir en cas de problème.
- Le nombre probable de séances, les suites et le coût global du protocole.
Questions fréquentes
À quoi sert ce traitement ?
Les polynucléotides sont utilisés dans certains protocoles de médecine esthétique visant l’amélioration de la qualité cutanée.
Est-ce adapté à tout le monde ?
Non. Les données, produits disponibles et indications évoluent : une évaluation médicale reste nécessaire. Une consultation permet de vérifier l’indication, les antécédents et les contre-indications.
Combien de séances faut-il ?
Un protocole initial de 3 séances en moyenne, espacées d’environ 3 semaines, est couramment utilisé. Une séance d’entretien peut être proposée ultérieurement selon le produit, la zone et l’évolution clinique.
Sources médicales
- Lampridou et al. — revue systématique sur l’efficacité des polynucléotides en médecine esthétique
- Lee et al. — revue des pratiques et mécanismes proposés des polynucléotides
À Royan
Le site officiel du Dr Philippine Rabaud-Carrié présente les actes réellement proposés au cabinet, 3 rue Claude Bernard à Royan.
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